Un antidote à l’individualisme

Chrétiens, musulmans, francs-maçons, républicains : tous, nous avons à la bouche ce mot : « frères » – omettant au passage la moitié de l’humanité… Sur les frontons, dans les rituels, le nom de congrégations ou de mouvements politiques, la fraternité est là, comme revendiquée. Regard sur la fraternité, dans la revue Projet, du CERAS.

Chrétiens, musulmans, francs-maçons, républicains : tous, nous avons à la bouche ce mot : « frères » – omettant au passage la moitié de l’humanité… Sur les frontons, dans les rituels, le nom de congrégations ou de mouvements politiques, la fraternité est là, comme revendiquée.

Sauf qu’elle ne relève pas de l’incantation. Elle se vit dans la rencontre, la confrontation à l’autre, reconnu comme son semblable. Ramenée au rang de grand principe, elle se meurt. Contrairement à ses deux sœurs de la devise républicaine, elle n’est pas de l’ordre du droit (J. Le Goff). Qu’on ne compte pas sur les tribunaux pour faire régner la fraternité sur la France ou le monde !

Or notre société ne transpire pas la fraternité. Le lien entre les personnes – quand il existe, tant la solitude grandit – est marqué, souvent, du sceau de l’intérêt, de la compétition, de la défiance même. La culture dominante nous invite à vivre, non pas tant « les uns contre les autres » que les uns sans les autres.

Lire la suite de l’éditorial de Jean Merckaert  pour le numéro de Projet « La fraternité, une contre-culture ? »

 

 

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