« Aux frontières de la vie », second débat d’Esprit civique

Plus de 150 personnes sont venues écouter le Professeur Didier Sicard, auteur du rapport « Penser solidairement la fin de vie », Martine Huot-Marchand, médecin de Protection Maternelle et Infantile et Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

 

Mardi 2 juillet, Esprit Civique recevait, dans la salle Colbert de l’Assemblée nationale, le Professeur Didier Sicard, auteur du rapport « Penser solidairement la fin de vie », au lendemain de la publication des recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur la fin de vie. Pour débattre avec lui Martine Huot-Marchand, médecin de Protection Maternelle et Infantile, et membre de la Commission nationale de la naissance et de de la santé de l’enfant. Et Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Au-delà des questions très concrètes posées par le débat médiatique actuel sur la fin de vie, Esprit Civique s’interroge particulièrement sur une valeur centrale et structurante dans l’analyse du Professeur Sicard : la dignité de la personne. Comment notre société peut-elle assurer une égale dignité pour tous à la fin de la vie mais aussi dans les premiers jours ? Esprit Civique répond à cette question par « la relation à l’autre » à la naissance et à la mort, ces deux temps où le poids des inégalités est le plus manifeste. Notre conviction est que la liberté individuelle ne peut trouver un sens humain que si elle est vécue dans la relation à l’autre, la coopération et l’attention prioritaire aux plus vulnérables.

Ainsi le Professeur Sicard conclut-il son rapport : « (…) il serait illusoire de penser que l’avenir de l’humanité se résume à l’affirmation sans limite d’une liberté individuelle, en oubliant que la personne humaine ne vit et ne s’invente que reliée à autrui et dépendante d’autrui. Un véritable accompagnement de fin de vie ne prend son sens que dans le cadre d’une société solidaire qui ne se substitue pas à la personne mais lui témoigne écoute et respect au terme de son existence ».

Par son souci de justice sociale, de protection du plus faible, la gauche a vocation à porter ces sujets.

Notre réunion a suscité une très forte participation et produit un débat d’une grande hauteur de vue sur ces questions anthropologiques qui dépassent largement les clivages partisans.

Toutes les interventions seront mises en ligne.

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