Faire (re)naître la démocratie

Jo Spiegel, maire de Kingersheim, a participé à la soirée de lancement d’Esprit Civique. Il a notamment appelé à une « haute exigence démocratique », comme il le fait dans le livre auquel il a contribué et qui sort bientôt Faire (re)naître la démocratie.

« Ce livre est un manifeste pour la refondation démocratique. Il contient des propositions très concrètes et structurantes pour l’avenir. Elles sont volontairement peu nombreuses et simples, mais elles sont cohérentes et font système entre elles. Elles constituent les bases du changement et créeront les conditions du renouveau démocratique que nous attendons tous », explique Jo Spiegel.

« Ce manifeste est un ouvrage citoyen au service du bien commun, nos propositions constituent une première démarche à débattre et à enrichir, ajoute-t-il. C’est pourquoi parallèlement à la publication de ce manifeste, une association est créée, un site Internet va être ouvert et une série de forums citoyens sera organisée dans plusieurs régions pour faire irruption dans le débat public et commencer à faire (re)naître la démocratie. »

Ce manifeste a été rédigé par un collectif d’auteurs composé d’un élu (J. Spiegel), de deux directeurs de collectivités territoriales (J. Laversanne et P. Plantier), et de deux consultants en stratégie publique (P.O Archer et G. Martin).

Résumé du chapitre rédigé par Jo Spiegel

 La démocratie est malade. Le monde est livré à l’individualisme, à la course effrénée à la consommation, à la victoire de la mode sur l’idée, à la crainte de l’autre, au repli sur soi qui empêche la mise en commun.

Jo Spiegel, maire de Kingersheim, une petite ville de la banlieue mulhousienne, mais également convaincu que l’avenir des politiques locales passe par des regroupements intercommunaux, ne s’est jamais satisfait de l’analyse pessimiste qui est faite de la citoyenneté par les commentateurs. Pour avancer sur la voie d’une construction démocratique nouvelle, il a rompu avec toute idée de la supériorité de l’élu local sûr de lui. Pour lui, l’élection n’est qu’un temps et la citoyenneté ne peut se résumer à un bulletin de vote glissé dans une urne tous les six ans. Testant, innovant, il s’est donc engagé avec humilité dans une démarche minutieuse, progressive de remise en marche de la démocratie. Il lui a fallu descendre du piédestal où le peuple place souvent ses élus pour partir en quête de la parole, de l’avis, de la participation, de l’implication de ses concitoyens.

Au travers de ce texte, il livre une analyse sans concession du pouvoir politique, raconte les expérimentations inédites menées à Kingersheim en matière de démocratie, et développe une nouvelle conception pragmatique et sincère de l’action publique locale, qu’il appelle la « haute exigence démocratique ». Et décrivant cette haute exigence démocratique, il fait l’éloge de la lenteur, de l’interactivité, de l’édification progressive, de l’écoute, mais aussi du grandissement personnel, mutuel et collectif. Car en privilégiant le sens, Jo Spiegel fait de l’exercice citoyen un acte d’amélioration individuelle, sans lequel il n’est pas de République.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *